13.02.2006
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Faire semblant d'avoir envie de vivre m'a laissé glisser sur la pente de devenir comédienne. A force de feindre jusqu'à ce que cela devienne vrai j'en suis rendue à dire que le bonheur est une vue de l'esprit. Tout dépends de l'énergie que l'on met à croire. J'ai bien cru au Père Noêl et en Dieu de toutes mes forces, en l'infaillibilité de mes parents pour ensuite tout remettre en question.
J'arrête là ces blablatages, j'en ai encore plein la caboche. Je vous raconterai peut-être comment je feind d'être stupide en certaines circonstances pour le devenir tout à fait à force de l'expérimenter. Je me bats contre mon indifférence. Celine à Paris sublime, dans une école de théâtre merveilleuse mais qui déprime, rassurez-vous sans raison.
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Ma question : Comment font les autres pour supporter l'existence alors que tout autour résonne l'injustice sociale, la violence, les pertes, la maladie et la souffrance ?
Ma réponse du moment : Ils ont des oeillères, ils font semblant que tout va bien et que tout va aller en s'arrangeant. Alors que la nature continue son éternel cycle de construction et de destruction, que l'homme cet animal pensant en fait partie ils doivent sùrement focaliser sur un pétale de rose ! Et ça a marché, j'ai commencé à faire semblant d'être heureuse, d'avoir de l'humour, de la répartie, de la bienveillance en étouffant les sentiments qui m'avaient été donnés à la naissance et que je croyais indépendants de ma volonté : la haine, la cruauté, la jalousie, la violence, le désespoir. A force de faire semblant on s'en convainc finalement.
03:03 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Blablatages ou pourquoi j'en suis venue à vouloir être comédienne.
Un petit peu d'écriture pour soulager le trop plein de cogitation inutile qui m'endoctrine l'esprit.
Inconstante, je le suis et toujours sujette aux baisses de régime infligées par la vie. Les pieds dans la galère je peux me dire que la vie est fantastique, les humains sont des êtres magnifiques, la violence de l'humanité un artifice des plus louable alors que le fessier posé sur un coussin doré je m'attarde à pleurer sur l'injustice d'un lapin dévoré par un renard, l'injustice qui fait les beaux, les laids, les prédateurs et les victimes. Arrivée à une succession de désoeuvrements causés par une tartine tombée du mauvais côté, quelques nuits sans sommeil, de nombreux bus râtés, aucun Don Juan sous mon charme tombé, ma feuille d'impôt à payer ou mes parents vont divorcer je me sens alors épuisée, désabusé par cette vie que l'on m'a donné et dont finalement j'aimerai me soulager. Le bonheur étant une vue de l'esprit avant de me jeter sous le prochain train, de sauter de la plus haute tour de la ville ou de différentes façons d'en finir la curiosité de savoir "que va-t-il se passer après ?" m'a toujours sauvé.
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